PRIEURE DE SALLES ARBUISSONAS

le petit village de Salles-Arbuissonnas et son cloître roman, un véritable voyage dans le temps.
(Salles, mot d’origine celte, signifie lieu où l’on s’arrête).
En 960, le seigneur de Beaujeu cède des terres et un prieuré bénédictin sous l’autorité de l’abbé de Cluny . Sans doute au milieu du XIIe siècle, les moines construisent une église et un cloître (le dernier cloître roman du Rhône). Ils aménagent également des bâtiments nécessaires à la vie d’un prieuré (salle capitulaire, dortoir, parloir, cellier, cantine. Saint-Odilon, Grand Abbé de Cluny serait à l’origine de la fondation du prieuré, de la construction de l’église et du cloître, qui se prolongea jusqu’à la fin du XIIème siècle.
En 1301, le monastère de Grelonge installé sur une île de la Saône, subissait des inondations répétées. Les moniales trop à l’étroit dans des bâtiments à demi en ruines, obtinrent de l’Abbé de Cluny l’autorisation de s’installer à Salles. Ainsi les Bénédictines, jeunes filles nobles, après des débuts assez difficiles, virent leurs statuts s’améliorer. Au fil du temps, le prieuré prospère et ses dernières font faire de nombreuses modifications au prieuré : la porte en gothique flamboyant, agrandissement de la salle capitulaire, peintures murales, agrandissement du parloir, surélévation de l’église. Petit à petit, ces moniales initialement soumises à la règle bénédictine, prennent des libertés et se font construire des maisons individuelles. Elles ne vivent donc plus en communauté. Elles commencent à posséder personnellement, à vendre, à acheter, s’enrichissent et plus tard, se font appeler chanoinesses comtesses. Issues de la noblesse, elles sont soutenues financièrement par leur famille. Rappelées plusieurs fois à l’ordre par leur supérieur hiérarchique à Cluny, elles continuent de glisser vers un mode de vie de plus en plus aristocratique.
En 1779, elles obtiennent officiellement le titre de chanoinesse comtesse et passent sous l’obédience de l’archevêque de Lyon. En 1790, le décret mettant fin aux ordres religieux vient mettre un terme aux projets de grandeur des chanoinesses de Salles. Le chapitre est dissous, la majorité d’entre elles regagne leur famille, et d’autres, à l’image de la Prieure Madame de Ruffey, se battront pour reprendre les biens que la Révolution leur a volés. Elle parvient à racheter quelques maisons mais est finalement emprisonnée et meurt en prison.

Pavillons d’entrée
Ils donnent accès à la cour d’honneur plantée de tilleuls. Des douves sont creusées devant les murs, de part et d’autre des pavillons. La cour est bordée à droite et à gauche par une vingtaine de maisons canoniales toutes construites dans le même style.

La salle capitulaire datant du xve siècle est ornée de fresques murales qui représentent une Annonciation, une Pietà ainsi que saint Odon et saint Odilon abbés de Cluny;

Le cloître du XIIe siècle est de dimension modeste et il ne subsiste qu’un côté avec un alignement de colonnettes. Les trois autres côtés ont été démolis à la révolution.

Le parloir Les voûtes du parloir ont été réalisées dans le même style que la salle capitulaire. Elles reposent sur des culs de lampe sculptés. Une clé de voûte représente les armes de Beaujeu, l’autre, les armes de Cluny symbolisées par les deux clés.

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